Quand la France fera t-elle défaut ?

Alors que certains observateurs comme Marc Fiorantino n'hésitaient pas à pronostiquer une attaque en règle de la dette française dès la prise de fonction du nouveau président français en mai 2012, force est de constater que les marchés financiers ont votés l'inverse.

En effet, c'est bien sous la Présidence de François Hollande que l'Etat français a pu financer une partie de sa dette avec des taux négatifs et c'est bien sous cette même Présidence qu'en Mai 2013, un an après sa prise de fonction, que l'OAT française a enregistré son plus bas historique à 1.65%.

Doit-on pour autant avoir une confiance aveugle dans a capacité de l'équipe dirigeante actuelle pour mettre définitivement la France à l'abri d'une faillite ?
Ou la célèbre phrase d'un précédent premier Ministre : " Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite" est-elle toujours d'actualité ?

N'y a t-il pas lieu de s'interroger en parcourant par exemple l'article "France : « On the Edge of the Periphery" de John Mauldin paru le 25 août dernier ?

Un article qui décrit un scénario plutôt sombre pour les mois à venir et qui donne même le top départ de celui-ci. Selon l'auteur de cet article, le catalyseur d'un réveil des tensions démarrerait avec l'appel à l'aide du Portugal et serait amplifié par une nouvelle série de stress tests début 2014 pour les banques européennes. Des stress test qui pour être crédible devraient être beaucoup plus réalistes que les précédents et qui forcément révéleraient de vraies difficultés. Toujours selon l'auteur ces tests auraient été différés sous l'impulsion de la BCE afin que cette dernière ait le temps de préparer de nouvelles mesures.

Le baromètre de confiance des créanciers étrangers de la France peut être lu chaque jour avec le taux de l'OAT 10 ans. Toutefois, pour ma part, c'est surtout le niveau du spread entre les taux allemands et français qu'il faut surveiller.
C'est précisément en fonction de son élargissement que l'on pourrait voir les agences de notation revenir sur le devant de scène.

Quoi qu'il en soit, j'ai pour habitude d'indiquer à mes lecteurs qu'il ne faut pas raisonner le marché et que même si un risque est bien présent, il peut couler de l'eau sous les ponts avant qu'il ne soit pris en compte par les marchés.
L'histoire est pleine d'exemple et dites vous bien que les cimetières sont pleins de personnes qui ont eu raison trop tôt.

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Pour ma part, je ne manquerais pas d'actualiser cette file de discussion en fonction de l'actualité.


Dans ce point de marché, je vous indiquais que l'un des catalyseur de nouvelles tensions serait selon l'auteur de l'article que je citais : le Portugal

Je vous propose d'être attentif au niveau des 7.50% sur la dette portugaise ...

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