1) Bilan pour début 2019.

L’année 2019 commence sur le marché par une ouverture mitigée relançant les craintes d’une relance baissière initiée entre octobre et décembre 2018. Le CAC40 finit en baisse de 0.87% à 4689.39 points le 2 janvier. En comparaison le SP500 monte de +0.13% à 2510.03 points. Ce fût quasiment la seule faiblesse qui ne durera que jusqu’au lendemain. La force haussière du marché est trouvée dans le revirement stratégique de la FED : Il n’y aura plus de hausse de taux (confirmé le mercredi 30 janvier 2019) et la FED sera attentive à toute faiblesse économique.

La baisse du marché a été enclenchée par le jeu combiné de la « guerre » des tarifs douaniers entre la CHINE et les U.S.A., et, des intentions des banques centrales à vouloir retirer les flux de stimulations monétaires.

La taille des bilans des banques centrales est colossale, et, pour n’en citer que trois, la FED totalisait en janvier 2018 environ 25% du PIB. La BCE, elle, monte à 40%. Le « mauvais » exemple revient au JAPON et la Boj (Banque centrale japonaise) avec 100% du PIB.

Classement PIB des pays les plus riches
Classement PIB des pays les plus riches

Prendre conscience de ces ordres de grandeurs, permet de mesurer le contexte actuel, créé de toute pièce par les politiques non-conventionnelles de toutes les banques centrales au monde. En 2018 le PIB U.S. est d’environ 21.345 mds $, PIB zone EURO environ 15.330 mds en $ courant, PIB du JAPON 5.176 mds $.

(Selon la banque mondiale c’est 17.300 milliards d’€ selon Eurostat c’est 15.330.)

PIB EURO
PIB EUROPEEN

Respectivement le bilan de la FED est autour des 5.330 mds $ ( 4750 mds €), pour la BCE c’est autour de 5200 mds $ ( 4600 mds €) et la BOJ est autour de 5150 mds $.

Bilan BCE
Bilan BCE Vs FED

Pour ne parler que de ces 3 blocs, nous arrivons à mesurer l’étendue de la dette obligataire (pour l’essentiel) qui a été créée depuis la faillite de la banque Lehman Brothers le 15 septembre 2008. A eux trois cela s’élève à 15.680 mds de $

La dette obligataire planétaire est actuellement d’environ 184.000 mds de $ (Et nous ne parlons pas des dettes privées qui en France est voisine des 133% du PIB et idem aux U.S. à environ 175% (dernière estimation au 24 juin 2019)

(Pour info la Banque de France a publiée son «STAT INFO » en septembre 2018)

A la question : Quelle sera la raison de la nouvelle crise?
La réponse peut se trouver dans la capacité des banques centrales à conserver leur crédibilité, et, en fin de compte, de la crédibilité de sa monnaie. Ce n’est pas l’argent qui créé la richesse mais c’est en créant de la richesse que l’on a besoin de monnaie. Les banques centrales font l’inverse et distribuent de la monnaie alors que justement la demande est absente. D’ailleurs nous avons bien la preuve qu’il n’y a pas de demande, car les taux d’intérêt à long terme restent désespérément bas, voire passent en négatif (…à l’image du taux 10 ans Allemand qui cote autour de -0.32/0.28% au 24 juin et aujourd’hui le taux se trouve à -0.562% avec un plus bas en aout sur -0.718% clôture). Au Japon cette politique échoue depuis les années 2000 à lutter efficacement contre la déflation.

(en juin)

10 ANS
Yield 10 year German Bund

(en.septembre)

taux
Yield 10 year German Bund

Ces politiques mondiales basées sur des méthodes non-conventionnelles vont toutefois continuer, car elles sont prises au piège par le marché.

Nous avons souvent entendu parlé de « data-dependent » or la réalité nous démontre que les banques centrales sont « market-dependent ». La baisse de la fin d’année 2018 en est une des preuves. La guerre des tarifs douaniers est toujours là et la seule variable est le changement du caractère restrictif de la FED et de la BCE.

La raison de la nouvelle crise viendrait d’une hausse des taux d’intérêt à long terme mais sans croissance. Les premières victimes seraient les entreprises « zombies » ne survivants que grâce aux « leveraged loans ». Ces prêts à effet de levier ont doublés notamment entre 2008 et aujourd’hui aux U.S. passant de 650 mds $ à + de 1200 mds $. Les Etats-Unis fabriquent les prochains « subprimes » mais cette fois ci sur les sociétés.
Les signes à scruter : les entreprises qui ont des ratios de dette/EBITDA > à 4
Solutions à privilégier le cas échéant : dénicher les entreprises qui délivrent des dividendes à haut rendement entre 5 et 8% et vendre les entreprises endettées. Vendre aussi les euro-bund, le T-note, T-bonds etc… car les performances de début 2019 de l’ordre de 6% et de 9% depuis octobre 2018 et mesurées en juin, aujourd’hui en septembre les gains sont de l’ordre de 10 à 12%. Toutes ces performances seront terminées.

Ce jeudi 12 septembre Mario DRAGHI a présidé pour annoncer une dernière salve de décisions.

« …/… L’EURUSD se replit après que la BCE ait réduit son taux de facilité de dépôt de 10 points de base, comme prévu. Les autres taux sont restés inchangés. Dans le même temps, la BCE relancera son programme d’achat d’obligations avec des achats mensuels de 20 milliards d’euros, ce qui est inférieur aux prévisions (30 milliards d’euros). Le nouveau cycle d’assouplissement quantitatif va commencer le 1 er novembre…/… »
( Extrait de l’analyse de Réda Aboutika )

Le véritable problème avec l’annonce de ces assouplissements, qui ne sont que la continuité d’une politique économique NON-CONVENTIONNELLE, c’est d’aggraver encore plus un bilan d’une BCE qui ne fait que se soumettre au marché, au nom d’un sauvetage perpétuel à court terme.

Le Q.E. qui revient avec 20 milliards d’injection mensuel fait penser au Q.E. infinity de Ben BERNANKE, puisqu’il n’y a pas de date de fin.

Et ce pour un résultat dont on sait qu’il sera médiocre. La japonisation de l’Europe est en cours et l’objectif d’inflation de la BCE pour la zone EURO qui cible les 1% démontre « Defacto » son faible niveau de confiance, quant à sa politique économique impuissante. Cette ultime décision pourrait être l’ultime catalyseur pour « booster » les prix des actifs cotés vers la hausse de trop. A l’image d’une ampoule électrique dont on refuse qu’elle puisse claquer…on lui applique quelques volts de plus. Fatales à court moyen terme. Et cela pour refuser une récession inévitable, qui aurait été salvatrice en temps normal, et monstrueuse de fait à présent, à chaque décision NON-CONVENTIONNELLE. La nature, là aussi, reprendra sa place, mais avec des banques centrales anéanties, car leur crédibilité n’aura plus la cote, elle!

Autres originalités facétieuses
leverage
Prêts à effet de levier ( Covenant lite)

« Covenant lite » dits « cov-lite » sont des prêts à moindre protections des créanciers en cas de défaut. Au deuxième trimestre 2018 le niveau atteint 77 % contre 21 % début 2011. Les ratios de leviers (dette par rapport au résultat opérationnel) sont en augmentation. En 2010, la part des opérations avec effet de levier supérieur à 5 représentait 25 % des « leveraged loans ». En 2018 cette part est montée à 85 % en Europe et 75 % aux Etats-Unis.

A la question : Quand cela va-t-il arriver?

Cela arrivera quand les flux se termineront, comme fin 2018. Ou lorsqu’il y aura une contrainte induite qui obligera les banques centrales à resserrer les conditions de financement. Ou quand les banques centrales auront perdu leur crédibilité et que la confiance en elles sera remise en question.

La guerre des tarifs douaniers n’est pas finie et le plus grand « ennemi » selon Donald TRUMP, n’est pas la CHINE mais l’EUROPE. Il y aura des rebondissements sur les négociations entre les U.S. et la CHINE et Donald TRUMP a besoin de « pseudo-victoires » pour asseoir sa campagne afin d’être réélu en novembre 2020.

Il me semble qu’il y ait « 2 fenêtres » de temps possible pour que ce scénario s’opère :
– Une dès cette fin d’année 2019, avec une variante qui consiste à d’abord provoquer un ralentissement mondial avec soit une chute du baril du pétrole en direction des 30$, forçant ainsi la FED à baisser ses taux d’intérêt et de voir la BCE passer en taux d’intérêt négatif sur son taux directeur. Soit d’intensifier la pression de la guerre des tarifs douaniers, qui influencerait la FED de prendre des mesures pour soutenir l’économie. Ainsi cela permettrait de laisser le temps à Donald TRUMP de « fabriquer » les conditions favorables pour apparaître comme le sauveur de la croissance U.S. et de l’emploi.
– L’autre fenêtre se situerait dès début 2021 et un durcissement avec l’IRAN qui provoquerait une flambée du pétrole en direction des 100$ et +>>>les conséquences seraient catastrophiques pour l’EUROPE qui ne supporterait pas ces hausses et qui dans un premier temps épargnerait les Etats-Unis, car auto-suffisants en matière de pétrole, car exportateur eux-mêmes. Cela permettrait à TRUMP d’utiliser un moyen de pression accru sur l’EUROPE s’il lance là aussi une guerre des tarifs douaniers. Les taux d’intérêts long terme flamberaient, non par un réveil de la croissance mais par une défiance globale. Le marché obligataire et action tomberaient.
– Solution : Le Dollar constituerait la seule devise refuge ainsi que l’or et le pétrole.

Jusqu’ici ce qui a permis au marché de résister et confirmer son statut de résilience tient en un mot: FLUX

Dans un tel marché de flux dont la liquidité est hyper abondante, et, cela depuis une décennie, la seule réponse apportée à une question n’est pas les conséquences mêmes de la réponse, mais bien la disparition du doute!

Une mauvaise nouvelle est une bonne nouvelle, dès lors qu’elle est connue.

L’absence de nouvelle nourrit les phantasmes les plus fous et les peurs les plus irrationnelles.

Cette attente et cette politique du tweet et ses conséquences, sont résumées en un cocktail ultra explosif, catalysé par l’ultra réactivité du marché hyper connecté.

Revenons brièvement sur certains éléments factuels du passé :

Le marché a horreur du doute. Les questions génératrices de stress, sont plus angoissantes que les réponses elles-mêmes.

L’exemple du BREXIT angoissait plus avant qu’après. La crise a duré 2 jours.

L’élection de TRUMP angoissait aussi et la crise a duré 6 heures.

Le référendum italien sur un risque de “NON”, angoissait et a duré 2 minutes.

« The China-United States trade war » produit plus de nuisances dans toute son attente que dans le résultat de cette attente.

A la question : Quel instrument sera le meilleur?

Dans une telle ambiance rappelée ci-dessus, il convient tout d’abord d’éviter de subir les effets de « GAPS », les trous de cotations. Il faut autant que possible utiliser des instruments de trading en continu, afin de permettre de protéger son capital au travers de « STOP LOSS »

Sur action nous prendrons des risques si par exemple le marché travaillé est sur Euronext PARIS. Le cash pré-ouvre à 7h15. Les premières cotations sont à 9h00 jusqu’au fixing de 17h30 et la clôture de 17h35. Entre 17h35 TAL compris (Trading At Last) et 9h00 les prix des actions ne bougent plus et c’est là que le risque est grand de subir un décalage de prix. Donc soit nous sortons des positions avant clôture, soit nous choisissons d’autres supports comme les CFD actions qui cotent de 7h59 à 22h00 chez le broker XTB.

Sur indices nous pouvons sur le CFD CAC 40 par exemple, passer des ordres de 8h00 à 22h00 et là aussi il y a risque de GAP et le STOP LOSS risque de ne pas bien fonctionner. Par contre sur le CFD S&P500 c’est quasiment 24h/24h ( chez le broker XTB.). Là les STOPS fonctionnent mieux.

Et enfin l’idéal dans des conditions de marché houleux, le FOREX constitue la solution parfaite pour bien se protéger avec des STOP LOSS. Pour rappel, en trading sur CFD (Comme au comptant ), les STOP LOSS ne sont pas exécutés au prix défini en cas de gap d’ouverture de marché, le premier prix exécuté est le premier prix disponible à l’open, alors soyez vigilants !

C’est pourquoi il est recommandé de ne pas tenir de position lorsque les marchés sont fermés.

Etat des lieux coté indices.

Sur tout indice, il n’y a qu’un seul intérêt c’est la légitimité d’un prix. Un prix doit être issu d’un échange entre deux parties. La notion d’échange est primordiale pour donner ce poids. Les seuls normalement à prendre en compte ce sont les futures car ils sont négociés et non calculés ou retranscrits de façons bilatérales. Donc par exemple, le CAC 40 cash, lui, n’est que calculé par rapport aux pondérations des actions qui composent l’indice.

Ici pour simplifier, le CAC 40 (ainsi que le DAX et quelques autres places européennes), viennent travailler depuis 2 mois une zone socle située entre 5250 et 5150 points pour l’indice parisien représenté en CFD, 11840 et 11620 pour Francfort. Concernant Paris “la ligne de cou” se situerait autour des 5150/5130 formant ainsi un support probable.

La réaction haussière était envisagée pour cibler un objectif 200 points plus hauts. Aujourd’hui les cibles sont sur un premier niveau à 5780 et en extension autour des 5890/5925. Invalidation court terme sous 5085 (Cette étude était faite pour le 24 juin 2019 et je la maintiens compte tenu du succès. Seule la profondeur de la correction s’est approfondie de 100 points, la forme est correcte). La cible est rehaussée à 6000 et une extension possible sur 6538. L’invalidation demeure sous 5085

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FRA40 en daily

Du côté des U.S. le DOW JONES après avoir battu record sur record, de même que le S&P500 et d’autres indices cherchaient à atteindre là aussi le seuil d’un support qui permettait un rebond. Pour le S&P500 qui lui a touché les 2728.81 points. 6936.68 pour le NASDAQ 100 formaient des structures potentielles définies ci-dessous sur les graphiques :

Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle   Nom : 		20190624-DOW-JONES-Monthly-target-32.000-25-06-2019-09-26-55-png-1-1.png  Affichages :	0  Taille :		77,9 Ko  ID : 			1918950
DOW JONES monthly

Toutefois, les divergences baissières sur les indices U.S. en monthly toisent les prix sur les futurs records. Il faut être très prudent pour prendre position à la hausse et se protéger systématiquement par des STOPS LOSS !

Tant que nous serons dans un marché de flux le marché ne pourra pas réellement tomber. La baisse actuelle qui vient de s’opérer est vraiment insignifiante au regard de l’élan haussier puissant depuis mars 2009 qui pointait un DOW JONES sur les 6469.95, ou un S&P500 venant des 666.79 points.

Seule une remise en question du système mis en place post LEHMAN BROTHERS pourrait inverser sur le long terme ce “paradigme”.

sp500
SP500 monthly

Le principal événement depuis la fin d’année 2016 résidait dans la “re-pentification” de la courbe de taux long du marché obligataire sur le marché du 10 ans U.S. et qui depuis novembre 2018 ne cesse de reculer à nouveau, passant de 3.25% à 2.02%. Même en Europe le taux à 10 ans du bund allemand avait cessé d’évoluer dans un territoire négatif depuis le 24 octobre 2016 et qui revient marquer des records de baisse à -0.3200% ( et en août sous -0.718%).

Le Taux à 10 ans U.S. n’est pas parvenu à casser les 3.5% : Seuil de renversement haussier.

10 ans
Yield 10 year U.S. monthly

La mise à jour au 12 septembre 2019

10 ANS
Yield 10 year U.S. monthly

2) Scénarios envisagés pour 2019/2020

1) Les principaux facteurs de volatilité sur le marché financier.

d’ordre géopolitique l’Iran va poser problème surtout sur le détroit d’Ormuz Vs Pétrole
Largement abordé, l’obligataire risque de se «DEpentifier » plus encore……….. Les spreads entre le bund et les autres taux à 10 ans européens risquent de s’accroître, notamment sur le 10 ans italien…….
La fuite des capitaux en Chine pose un problème très important et demeure une grande source d’inquiétude. Les réserves de devises étrangères chinoise à 3.000 mds $ restent loin de ses sommets et ont encore perdu 67.24 mds $ en 2018 et conservent toutefois une grande capacité d’agir. Cela risque de continuer pour amortir l’impact de la guerre des tarifs U.S./CHINE. Le YUAN devrait casser le seuil majeur des CNY 7 $ en direction des 8. La fuite des capitaux vont s’intensifier. La croissance de la Chine va continuer à ralentir.
Les réserves de pétrole sont très importantes et devraient limiter la hausse de l’or noir.
Les accords sur la production et l’exportation des terres rares…..
La hausse du dollar qui blesse un peu plus les pays émergents dont leur dette est essentiellement libellée justement en DOLLAR et augmentent la vulnérabilité des entreprises sur les pays émergents

dettes
Dette bancaire et obligataire des pays émergents

Les différentes défiances politiques, comme en Italie remettrait en cause l’appartenance à la zone EURO

2) Les devises.

a) L’EURO/DOLLAR en monthly

Graphique ci-dessous

eurousd
euro dollar en monthly

Source : Plateforme xStation 5

b) le DOLLAR/YEN en monthly

Graphique ci-dessous

dollar yen
dollar yen en monthly

Source : Plateforme xStation 5

c) Le GBP/USD en monthly

Graphique ci-dessous

gbp usd
GBP USD en monthly

Source : Plateforme xStation 5

3) Les banques centrales.

La FED : Le sujet a été abordé et son problème actuel se concentre sur la confiance que le marché conserve sur la maîtrise de sa politique de gestion de crise et de taux, ET, son indépendance face à TRUMP.

La BCE et le remplacement de Mario DRAGHI

La BOJ : Depuis 30 ans passée en déflation, les échecs successifs de la BOJ ne parviennent pas réellement à inverser ce cercle vicieux.

La Banque nationale chinoise : La banque centrale va continuer à piloter la chute de sa monnaie dans un contexte de guerre économique avec les U.S ET de fuite des capitaux. Après la dévaluation en août 2015 le RENMINBI se maintient autour des 6.5/6.9 et pointe vers 7$(Depuis la première analyse le décalage s’est bien opéré pour coter autour de 7.18 et 7.08 aujourd’hui)

remini
USD CNY 1 dollar en renminbi

4) PETROLE

Tels le Yin et le Yang, une construction baissière est possible tout comme son complément en approche haussière (Graphique ci-dessous)

wti
Petrole WTI en weekly

5) L’or (Graphiques ci-dessous)

gold
Gold en monthly

6) Les crypto currencies
BTC/USD en weekly

L’actif crypté est tributaire de l’obésité financière déversée par les flux provenant des banques centrales. La BCE vient de donner un premier signal d’un énième excès traduit par le Q.E. infinity

La hausse a pris du retard semble t-il. A suivre (Seuil d’invalidation maintenu)

btc
BTC en weekly

7) Le CYGNE NOIR:

Après avoir pu passer en revue un ensemble de points, qui peuvent délivrer le potentiel nécessaire pour l’année 2019 et début 2020 et permettre aux places U.S. de continuer à battre des records. Permettre aux places européennes de refaire leur retard sur ces derniers, il convient aussi d’évaluer les pires conditions, qui pourraient mettre en échec les bonnes perspectives attendues.

La « TRADE WAR » de Donald TRUMP s’étend à l’EUROPE
La CHINE réitère la suite des épisodes 1 et 2, du mois d’août 2015 et de janvier 2016, en dévaluant sa monnaie de 20%. La fuite des capitaux s’accélère et fait plonger la CHINE en récession
L’impact sur l’obligataire n’est pas stimulé par une croissance mondiale en surchauffe, mais par une défiance de risque encouru qui pousse les investisseurs à utiliser le bund comme coffre fort. Il s’agit ni plus ni moins d’une assurance. Le BUND 10 ans stigmatise à lui tout seul le manque de confiance dans l’avenir. (Les autres actifs souverains emboitent le pas)
Le dollar devient l’actif refuge et met la FED en grande difficulté, prise dans un étau de remontée de taux pour lutter contre une hausse surprise de l’inflation, enfantée par des tarifs douaniers en hausse. Par voie de conséquence pour ne pas rester derrière la courbe des taux longs, et, par la difficulté de surenchérir le dollar en lui fournissant un meilleur rendement.
L’étau d’une récession possible et d’une inflation subit, que va choisir la FED ?

Le pétrole chute, suite à l’aggravation de la déroute chinoise et d’un dollar plus cher. Les pétrolières chutent et entraînent avec elle les secteurs liés.
Les valeurs de croissance très présentes sur le marché NASDAQ perdent pied en relation avec un coût de l’argent subitement devenu moins accessible. En relation aussi avec les enquêtes de la FTC, contre GOOGLE, AMAZON, FACEBOOK….
La monnaie électronique trouve un essor extraordinaire depuis la création de AMAZON COIN et de LIBRA de Facebook. APPLE COIN emboite le pas et fait plonger la Chine et le reste du monde en récession suite à une fuite des capitaux de toutes les économies vers les nouvelles crypto currencies. Une banque centrale ALT COIN voit le jour et s’impose comme la principale concurrente au dollar.

Bons investissements et bons trades

Noël CLEMENT