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A l'achat sur le Greenback

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    Depuis l'annonce du president de la Fed, B Bernanke, les marchés semblent largement influencés par l'évolution future de sa politique monétaire. Les "bulls" sont à l'honneur sur l'USD. Une tendance renforcée la semaine dernière. En effet, vendredi dernier, Jeremy Stein, membre du FOMC, avait suggéré que la banque centrale pourrait décider de ralentir ses mesures de soutien au mois de septembre prochain.

    "Le Comité de politique monétaire (FOMC) devait être clair sur le fait qu'en prenant une décision, disons en septembre, il considèrera d'abord le grand volume d'informations économiques accumulées depuis le début de l'année et ne sera pas indûment influencé par les dernières nouvelles intervenant avant une réunion" avait-il déclaré.

    La perspective d'un ralentissement de ce programme massif de rachats d'actifs a donc pour effet de raviver l'intérêt pour le billet vert. Les prochaines rencontres de ce comité sont prévues les 30 et 31 juillet et les 17 et 18 septembre.

    Mais d'autres commentaires de membres de la Fed laissaient entendre la semaine dernière qu'il était trop tôt pour un changement de politique. Depuis le début de l'année, la Fed investit 45 milliards de dollars par mois en bons du Trésor et 40 milliards en titres hypothécaires (MBS), afin de stimuler la reprise économique, une mesure qui a tendance à diluer la valeur de la monnaie américaine.

    "Depuis le déclenchement de la crise financière, il y a eu des spéculations pour savoir quel serait le pays qui normaliserait sa politique en premier", écrit un courtier de la banque Brown Brothers Harriman dans une note. " Les Etats-Unis pourraient être les premiers à le faire, a t-il ajouté.


    L’amélioration du marché du travail est l'un des éléments que scrute la Fed pour décider de ses actions. Les cambistes seront, à cet égard particulièrement, attentifs vendredi prochain à la publication du rapport mensuel officiel sur l'emploi non agricole et le taux de chômage, aux États-Unis.

    Mais avant, il s'agira d'interpréter les indices PMI en provenance de la Chine. Le chiffre officiel est au dessus du consensus à 50,1, alors que l'indice d'HSBC est quant à lui, inférieur avec 48,2. Des indicateurs économiques mitigés, alors que depuis environ trois semaines, une pénurie de liquidités sur le marché interbancaire a provoqué une envolée des taux à court terme sur ce marché, mettant en péril la capacité des banques chinoises à se financer et à accorder des prêts.

    D'autre part, il faudra suivre lundi, le sentiment des directeurs d'achat dans l'industrie, pour les Etats Unis, mais également pour les pays europeens(dont la tendance est haussière depuis sept2012 pour la zone euro et l'Allemagne et mi janvier pour la France).

    Attention à la baisse des taux, mardi, en Australie dont l'économie est fortement dépendante de la Chine. l'Aussie pourrait décrocher fortement après les chiffres mitigés des directeurs d'achat en Chine. A surveiller le support à 0,9112, le plus bas des 34 derniers mois, avec un potentiel test des 90 cents.

    Et surtout mercredi qui sera une grosse journée. Seront publiés les premiers chiffres du rapport ADP mercredi. Compte tenu de l'Indépendance Day, le jeudi, le chiffre des « jobless claims » seront annoncés ce mercredi, avec la publication de l'ISM non manufacturier attendu en hausse.

    A suivre, également, les discours des membres du FOMC, Dudley (mardi) et Lew (mercredi). Confirmeront ils un ralentissement des interventions de la Fed en septembre prochain, comme le suggérait un autre membre du FOMC, Jeremy Stein, la semaine dernière?

    Enfin, le président de la BCE, Mario Draghi, lors de sa conférence de presse, durant laquelle aucune information majeure ne devrait en ressortir. En effet, les conditions économiques de la zone euro ne permettent pas, a ce jour, de revoir, à l'instar de la Fed, les modalités de sa politique monétaire. Cela est d'autant plus vrai que la semaine dernière, lors d’une réunion à Paris devant les députés français, le président de la BCE a réaffirmé sa politique accommodante afin de soutenir la croissance et l’emploi.



    Compte tenu de ces éléments, une forte volatilité est attendue mercredi et vendredi.
    L'Euro ne devrait pas être soutenu par la BCE. Ainsi, le support des 1,30, testé à plusieurs reprises, pourrait rompre avec de bons chiffres de l’emploi américain. Mais avant, un rebond vers 1,3120 reste envisageable, avec un retracement haussier dans une tendance baissière. En cas de réaction épidermique à un mauvais chiffre de l'emploi US, un retour au-dessus des 1,32 renforcerait ce retracement haussier. Mais attention, la tendance de fond reste baissière pour l'euro.

    Investing around the Chaos
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