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Le discours prudent de B. Bernanke soutient l’EUR

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  • Le discours prudent de B. Bernanke soutient l’EUR

    Le président de la Banque centrale américaine, Ben Bernanke, a, une nouvelle fois, mercredi, devant la commission du Congrès et jeudi devant la chambre des représentants, rassuré les marchés actions, et quelque peu déstabilisé le marché des devises.

    Il a rappelé, d'une part, que l'état de l'économie américaine, et surtout de l'emploi, justifiait encore une politique monétaire très accommodante (ce qui est bon pour les marchés actions).

    D'autre part, il a souligné, que si les conditions économiques s'amélioraient plus rapidement que prévu, "le rythme des achats pourrait être réduit plus rapidement" (ce qui est bon pour le dollar).

    Quant à la question des taux bas de la banque centrale, M. Bernanke a répondu: "parce que l'économie est faible et l'inflation aussi, si nous remontions les taux, l'économie sombrerait".

    Mais, finalement, l'impact sur le dollar fut faible. Le même discours a été tenu le 19 juin. Date à laquelle le message d'une sortie du QE a entraîné la paire EURUSD de 1,34 à 1,2758.
    Toutefois, le discours "dovish" du 10 juillet dernier, "dans lequel, la Fed rappel que toute décision dépendra des données économiques du pays", a relancé l'EUR face au dollar en reprenant 450 pips en 29 heures de trade.

    L'essentiel des anticipations étant désormais « pricées », on comprend la faible variation de la paire après le discours du 17 juillet. "M. Bernanke sait qu'il marche sur des oeufs (...), il ne veut pas contribuer à créer une bulle sur les marchés ni entraîner une correction qui soit trop rapide", a relevé David Gilmore de Foreign Exchange Analytics, notant que ses propos n'avaient pas apporté d'éléments très nouveaux.

    Désormais, les investisseurs sont ramenés sur des questions de fonds, à savoir l'économie. La paire varie dans un trading range (1,3185-1,2990), sans véritable élan. Il est cependant surprenant de voir, combien l'EUR est soutenu malgré un trend nettement positif de l'économie US contre une économie en Zone euro moribonde. Aucun catalyseur économique, ne permet de justifier cette résistance de l’EUR.


    L'autre événement de la semaine passée, sur le marchés des changes était la publication des minutes de la première réunion de la Banque d'Angleterre (BoE) sous l'égide de son nouveau gouverneur, début juillet.
    Selon ce document, Mark Carney a fait l'unanimité autour de lui sur le statu quo qu'il a imposé au taux directeur et aux rachats d'actifs. L'institution, qui a noté la récente amélioration de l'économie britannique, a également ouvert la voie à une réflexion sur de nouvelles mesures de soutien à l'économie ainsi qu'à la mise en place de trajectoires explicites des taux, avec d'éventuels objectifs intermédiaires.


    Pour la semaine à venir

    Il faudra suivre avec attention les chiffres immobiliers américains. En effet, la semaine dernière, les mauvais chiffres du marché immobiliers avaient permis aux haussiers de garder la main. Le plus inquiétant, est qu'il s'agit d'un nouveau coup dur, après la hausse brutale des taux d'emprunt immobilier. Les mises en chantier sont encore plus alarmantes et efface entièrement le fort rebond du mois dernier en reculant de plus de 9 % d’un mois sur l’autre. Ces chiffres seront analysés de près par la FED car la reprise du secteur de la construction reste le principal pilier de la reprise Américaine. Un nouveau mois de statistiques du même acabit pourrait bien retarder la date fatidique de la première réduction du QE.

    Les indices des directeurs d'achats pour la Chine et l'Europe seront suivis par les investisseurs.

    Le PIB du Royaume Uni sera aussi attendu que l'accouchement de la Duchesse de Cambridge, Kate Middleton.

    Enfin, a suivre aux Etats Unis, les chiffres de l'emploi, avec les jobless claims et l'indice UMich.


    Quid à moyen terme :

    Enfin, il restait deux rendez vous importants pour le week end, mais dont les effets se feront sentir plus à moyen termes.

    Les Japonais sont allés aux urnes dimanche pour renouveler la moitié des sénateurs et une nette victoire du parti de l'actuel Premier ministre Shinzo Abe, qui mène une politique monétaire ultra-accommodante, pourrait pousser le dollar à la hausse??

    D'autres part, les grandes puissances du G20 se rencontraient, samedi dernier à Moscou. Elles sont tombées d'accord pour donner la priorité à la croissance, reléguant la discipline budgétaire, au second plan, en raison d'une économie mondiale fragile.

    "Il est clair dans l'esprit de tout le monde qu'il faut restaurer la confiance et créer les conditions pour la croissance et l'emploi", a commenté la directrice générale du FMI Christine Lagarde lors d'une conférence de presse.

    La grande interrogation est sur le "comment" créer ces conditions pour la croissance et l'emploi? Ainsi, dans leur communiqué les ministres insistent sur la "réduction de la fragmentation des marchés financiers", "l'union bancaire en Europe", "le rééquilibrage de la croissance mondiale" ou encore le maintien des politiques monétaires accommodantes.

    La question que l'on peut légitimement se poser est quel impact aura ces politiques monétaires et budgétaires sur le marché des devises?
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